BLINDNESS vo

Réalisé par Fernando Meirelles
Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo
Film américain
Durée : 1h58mn
Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante.
Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun :
la volonté de survivre à n'importe quel prix.
Seule une femme n'a pas été touchée par la " blancheur lumineuse ". Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.
L'auteur du très apprécié CONSTANT GARDENER et de LA CITE DE DIEU, après un détour par la production (La Cité des Hommes, Les Toilettes du pape) revient à ses premières amours : la
réalisation.
Cette fable, présentée à Cannes, et il faut le dire -clairement- qui y fut diversement appréciée, poursuit l'obsession de son auteur : qu'est-ce qui nous déshumanise, et qu'est-ce qui contribue à
nous rendre à nouveau humain ? Bien sûr, ce film n'a pas la force pleine d'un Sophocle et de son OEDIPE A COLONNE, mais il interroge de la même manière, sur la responsabilité humaine plutôt que sur
celle de la Providence ou des Dieux, avec cette réponse, ancienne déjà, du Choeur Antique :
"Les dieux ne
punissent pas celui qui rend le mal pour le mal. La perfidie appelle la perfidie, et ne rapporte que des maux au lieu de la reconnaissance". A croire que depuis Sophocle et
l'Antiquité, rien n'a changé sous le soleil... A travers BLINDNESS, littéralement "sans être aveugle", Fernando Meirelles rappelle juste cela, et nous met en garde, une fois de plus, sur les
conséquences de nos errements, quels qu'ils soient... Un film qui a valeur d'avertissement. Pour aujourd'hui, et pour demain. Et pour tous, évidemment...