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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 16:15
LE PROGRAMME
DE LA SEMAINE 




 



 Brad Pitt, Christoph Walz, Diane Kruger, Eli Roth, Mélanie Laurent, Quentin Tarantino dans Inglourious Basterds (Affiche)


Réalisé par Quentin Tarantino

Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz

Film américain, allemand.

Genre : Guerre

Durée : 2h 28min.

Interdit aux moins
de 12 ans


Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

 
Film 10 mn après

film présenté en Version Originale Sous-Titrée.
 
TOUS LES JOURS  :  14H00 - 17H45 - 20h45













 Elia Suleiman dans Le Temps qu'il reste (Affiche)


Réalisé par Elia Suleiman

Avec Saleh Bakri, Yasmine Haj, Leila Muammar

Film français, palestinien.

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h 45min.

Titre original : The Time That Remains




The Time That Remains est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d'une famille, ma famille, de 1948 au temps récent.
Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays.
Mêlant mes souvenirs intimes d'eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et ont été étiquetés "Arabes-Israéliens", vivant comme une minorité dans leur propre pays.

 
Film 10 mn après

film présenté en Version Originale Sous-Titrée.
 
TOUS LES JOURS  :  14H00 - 16H00 -  20h30









 Catherine Corsini dans Partir (Affiche)


Réalisé par Catherine Corsini

Avec Kristin Scott Thomas, Sergi López, Yvan Attal

Film français.

Genre : Drame

Durée : 1h 25min



Suzanne a la quarantaine. Femme de médecin et mère de famille, elle habite dans le sud de la France, mais l'oisiveté bourgeoise de cette vie lui pèse. Elle décide de reprendre son travail de kinésithérapeute qu'elle avait abandonné pour élever ses enfants et convainc son mari de l'aider à installer un cabinet. A l'occasion des travaux, elle fait la rencontre d'Ivan, un ouvrier en charge du chantier qui a toujours vécu de petits boulots et qui a fait de la prison. Leur attraction mutuelle est immédiate et violente et Suzanne décide de tout quitter pour vivre cette passion dévorante.

 
Film 10 mn après


 
TOUS LES JOURS  :  14H00 - 16H00 - 18H15 - 20h30












 Woody Allen dans Whatever Works (Affiche)


Réalisé par Woody Allen

Avec Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr.

Film américain.

Genre : Comédie, Romance

Durée : 1h 32min




Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...
 
Film 10 mn après

film présenté en Version Originale Sous-Titrée.


 
TOUS LES JOURS  :  18h15

DERNIERE SEMAINE















LA SEMAINE PROCHAINE


 Jacques Audiard, Tahar Rahim dans Un prophète (Affiche)


Réalisé par Jacques Audiard

Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif 

Film français.

Genre : Policier, Drame

Durée : 2h 29min.




Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

 



Secrets de tournage

 
 

 
Grand Prix au Festival de Cannes
Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.


Note d'intention
Ce qui intéressait Jacques Audiard et son co-scénariste Thomas Bidegain, c'était de se demander comment à partir du sujet d'Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, ils allaient créer une histoire de cinéma qui leur semblerait pertinente. "Il fallait donc trouver une manière de faire résonner Un prophète dans le champ contemporain, explique le réalisateur. Nous voulions fabriquer des héros à partir de figures que l'on ne connaît pas, qui n'ont pas de représentation iconique au cinéma, comme les Arabes par exemple. En France, le cinéma a tendance à les mettre en scène uniquement dans des représentations naturalistes et sociologiques. Or, nous voulions faire un pur film de genre, un peu à la manière du western qui a mis en lumière des visages que l'on ne connaissait pas et qui les a transformés en héros."


Pourquoi ce titre ?
Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. "Le film aurait aussi pu s'appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n'est pas spécialement développé, que c'est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l'origine, je voulais trouver une équivalence française à " You Gotta Serve Somebody ", une chanson de Bob Dylan qui dit que l'on doit toujours être au service de quelqu'un. J'aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n'ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c'est resté Un prophète."


Tahar Rahim, un "prototype masculin un peu juvénile"
S'expliquant sur les raisons qui l'ont poussé à choisir une gueule d'ange comme Tahar Rahim pour le rôle de Malik El Djebena, le réalisateur Jacques Audiard déclare : "J'ai toujours été attiré par des prototypes masculins un peu juvéniles, qui ne sont pas caractérisés par leur degré de testostérone. A plus d'un titre, je pourrais faire le rapprochement entre Mathieu Kassovitz avec lequel j'ai travaillé plusieurs fois et Tahar Rahim. Non pas que l'un me fait penser à l'autre, mais tous les deux sont des prototypes masculins auxquels je suis sensible."


Envie d'"inconnus"
Après avoir dirigé des pointures comme Mathieu Kassovitz, Vincent Cassel ou Romain Duris, le réalisateur Jacques Audiard avait envie de faire tourner des inconnus, raison en partie pour laquelle il confia le rôle-titre du film à Tahar Rahim. Cette idée allait de pair avec "la conscience que le cinéma a une inscription sociale forte". "Et que s'il ne parle pas du monde tel qu'il est, s'il ne capte pas le monde qui défile, je ne sais pas à quoi il sert, poursuit le cinéaste. Quand je dis ça, ce n'est pas polémique, c'est juste que mon truc est d'inscrire de la fiction dans ce qui semblerait être de la réalité. Je pense qu'aujourd'hui, en France, le cinéma est incroyablement réducteur de ce point de vue là. Je ne sais pas de quelle réalité le cinéma français parle. Pour ma part, si je dois me concentrer sur mes proches et mes semblables, on va vite faire le tour. Encore une fois, je parle juste de ma boutique, les autres font exactement ce qu'ils veulent. Donc oui, le projet du film était de décloisonner autant le casting que de prendre en compte le fait que le monde change et que les figures héroïques doivent évoluer. A mon sens, il y a de nouvelles mythologies à bâtir sur de nouveaux visages et de nouveaux parcours."


Ascension vers le pouvoir
A travers le personnage de Malik, le film véhicule l'idée que le savoir et la connaissance permettent d'accéder au pouvoir. "Ce type de personnage casse l'idée générale qu'il n'y a pas que les " sanguins à gros bras " qui l'emportent, confie Jacques Audiard. En suivant le parcours de Malik, on observe un cerveau en action, un cerveau qui donne des preuves d'adaptabilité phénoménale que le personnage va d'abord utiliser dans des comportements opportunistes, " sauver sa peau ", survivre pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir."
Cette dimension du film n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'ascension d'Albert Dehousse, personnage principal d'Un héros très discret, premier long métrage réalisé par Jacques Audiard. "Le principe initial serait de présenter un personnage dans son dénuement le plus grand et de se donner la possibilité de voir se constituer la personnalité du héros, confie le réalisateur. L'histoire d'Un prophète dépeint quelqu'un qui va accéder à une position qu'il n'aurait jamais atteinte s'il n'était pas allé en prison. Le paradoxe se situe là."


Quelques fulgurances oniriques
Un prophète comporte quelques scènes empreintes d'une certaine forme d'onirisme. Ce n'est pas par volonté de mysticisme que le réalisateur Jacques Audiard a voulu les inclure dans son film. "Cela découle du cheminement de deux scénaristes qui, sur un tel film, vont se poser la question du genre et à quelle condition il restera possible, confie le cinéaste. Le fantôme de Reyeb vient de là, il nous permet de passer à un niveau de fantaisie qui nous aide à libérer le récit. Grâce à lui, on peut également invoquer le soufisme, les derviches et amener une autre dimension scénaristique."


Retrouvailles avec Niels Arestrup et Gilles Cohen
Le réalisateur Jacques Audiard retrouve ici deux comédiens qu'il a dirigés dans son précédent long métrage, De battre, mon coeur s'est arrêté (2005) : Niels Arestrup et Gilles Cohen.


Jacques Audiard a de la suite dans les idées
Le réalisateur Jacques Audiard laisserait présager l'idée d'une suite au Prophète. "C'était induit que l'on se pose la question du destin de Malik El Djebena avec cette femme, cet enfant et la vie devant lui, confie le cinéaste. D'autant plus que Malik est un voyou qui déteste les voyous, il les trouve infréquentables, bêtes et dangereux. C'est un personnage qui a un regard très critique, il ne supporterait pas les gourmettes et les signes extérieurs de voyoucratie."
Si un deuxième volet il y avait, voici sur quoi il porterait : "J'aimerais voir Malik continuer à développer des compétences et utiliser des outils qu'il vient d'apprendre à manier, raconte le metteur en scène. Un peu comme dans De battre, mon coeur s'est arrêté. Faute d'être devenu pianiste concertiste, le héros était devenu un agent hyper compétent. Un type comme Malik, on le laisse tout juste formé et on sent qu'il a un avenir intéressant."


Début de polémique en Corse
Alors qu'Un prophète était présenté en Compétition au 62ème Festival de Cannes, les nationalistes corses indépendantistes de Corsica Libera se sont élevés contre le film de Jacques Audiard, estimant qu'il revêtait un "caractère raciste" et entretenait "la confusion entre militants politiques et voyous". Deux jours après cette "condamnation", le dirigeant nationaliste corse Jean-Guy Talamoni déposait "en urgence" une motion demandant à l'Assemblée de Corse de dénoncer "les atteintes portées à l'image de la Corse et des Corses" par Un prophète. Au même moment, le député UMP de Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit dénonçait lui aussi l'image négative de la communauté corse véhiculée, selon lui, par ce film, et appelait la population et les élus à se "mobiliser afin que cessent ces diffamations qu'on n'oserait aujourd'hui opposer à aucune autre communauté en France, sans susciter une levée de boucliers d'associations et de bien-pensants".
 





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